Raja : Après les confidences de l'entraîneur, voici les explications du président)
M. Abdelhamid Souiri : Ma mission : Aller à la recherche des ressources
Il n'est pas seulement un sportif de « bureau » et de « théorie ». Il est sportif pratiquant. Il est golfeur, handballeur et volleyeur. Il s'entête à placer quelque part dans son calendrier journalier très chargé sa séance de gym. Il est marié et père de 3 enfants. C'est un homme d'affaires dans le secteur industriel, c'est M. Hamid Souiri, président actuel du club le plus huppé de notre football pour les 30 dernières années, le Raja de Casablanca.
Mais être président du Raja n'engendre pas seulement les honneurs. C'est une tâche à la fois lourde et risquée. Et si actuellement, M. Souiri savoure les délices des succès successifs, il risque de subir les aléas des contre-performances. On sait bien que le public rajaoui est très et parfois même trop exigeant. Pour nombreux Rajaouis, il n'y a pas d'alternative. Ils ne veulent qu'une seule chose : la victoire et rien que la victoire.
Et juste avant le quart de finale CODM/Raja, M. Souiri avait manifesté un sentiment d'appréhension et de doute. Il nous a déclaré que le CODM ne réussissait pas au Raja à Meknès et qu'il était en quelque sorte la bête noire du Raja. Mais samedi soir, Alloudi et Dawdi lui ont évité de vivre quelques moments désagréables... même de façon momentanée. Samedi soir, le Raja a collectionné un autre succès poursuivant ainsi sa belle progression et terrassant tout sur son passage.
Par rapport à d'autres dirigeants qui tombent du ciel, M. Souiri n'a pas usurpé le fauteuil du président. Il était présent dans l'antichambre du Raja depuis assez longtemps. Il avait fait école au sein de plusieurs comités du Raja. Il avait collaboré avec différents présidents. Il avait été trésorier, président délégué et même premier vice-président.
Et si les adhérents, dans leur majorité, ont voté pour lui le 14 juillet dernier, c'était parce qu'ils ont pensé qu'il le méritait. Et cette désignation avait d'autant plus de valeur qu'elle émanait de l'unique et seule assemblée générale vraiment démocratique dans le paysage footballistique marocain, en prenant même en considération l'Assemblée Générale de la FRMF.
Le Raja n'est pas seulement en bonne santé au niveau de son équipe, elle est aussi de son organisation et de son administration. On l'a bien constaté lors des deux dernières assemblées générales du club.
Il y a quelques jours sur cette même page, nous avons donné la parole à l'entraîneur des Verts, M. Henri Stambouli. Aujourd'hui, nous ouvrons la page sportive de « L'Opinion », à leur président. Nous l'avons rencontré dans le beau cadre du complexe El Oasis dont la propreté, à elle seule, est un des signes les plus tangibles des efforts fournis par les dirigeants pour faire de ce club la meilleure vitrine, au sens propre comme au sens figuré. Voici, par ailleurs, les grandes lignes de cet entretien.
« L'Opinion » : Etre dirigeant au Raja, cela ne vous impressionne-t-il pas ?
M. H. Souiri : Vous savez... je ne suis pas à mes débuts. J'ai déjà une assez bonne expérience. J'ai déjà rempli plusieurs fonctions au sein de différents comités du Raja. J'étais trésorier, président-délégué puis premier vice-président. Et chaque fois, je me suis toujours très impliqué. Je me suis toujours investi à fond. Mais aujourd'hui, en tant que président, la pression est énorme et constante. On est constamment sollicité pour s'occuper de ceci et de cela, pour donner son avis sur telle ou telle chose...
« L'Opinion » : A ce propos, que fait un président de club ? Quelles sont ses fonctions ?
M. H. Souiri : Les gens s'imaginent qu'un président de club a pour mission essentielle de donner des directives et de suivre les matches bien installé aux premières loges. Or, en réalité, un président est quelqu'un qui est au four et au moulin. Il doit superviser tout. Il est très sollicité. Il doit intervenir à tous les niveaux des plus petits aux plus grosses affaires. Mais, actuellement, la situation évolue, comme c'est le cas dans les plus grands clubs. Tout en restant le responsable numéro un, il délègue plusieurs de ses prérogatives à des commissions. Lui, il s'occupe surtout de la recherche des ressources, de la planification, de la politique générale...
« L'Opinion » : Et en ce qui concerne le Raja ?
M. H. Souiri : C'est presque la même organisation adoptée au sein du Raja. Nous avons une administration qui fonctionne de façon régulière et à plein temps. Elle s'occupe de la gestion des affaires courantes. Sur le plan technique, nous avons un directeur technique qui supervise le fonctionnement technique de tout ce qui se fait au niveau de l'école et des jeunes. Il coordonne et effectue le suivi de façon permanente. Le Raja fonctionne également grâce à la répartition des tâches entre les différentes commissions. Chaque commission dans le domaine qui lui est confié de façon permanente. Le bureau, par contre, ne se réunit qu'une fois par mois sauf s'il y a des circonstances exceptionnelles qui exigerait une réunion extraordinaire pour traiter la situation urgente